« Les religions dans le conflit israélo-palestinien : partie du problème, partie de la solution ? »

Le lundi 27 mars 2017 à 20h

à Paris 11e

« L’islam devrait-il se réformer ? L’interreligieux pourrait-il aider ? »

Dans le cadre de la 6e rencontre annuelle de la CINPA (Coordination INterrelieuse du grand PAris et d’Ile de France) et d’un cycle consacré à la réforme des religions, nous avons le plaisir de vous inviter à la conférence-débat :

« L’islam devrait-il se réformer ? L’interreligieux pourrait-il aider ? »

Dimanche 14 février 2017 à 15h30

à Paris 3e


Inscription indispensable auprès de marc.lebret@icloud.com pour recevoir l’adresse.

avec :
  • Tarik Abou Nour, Imam, théologien, président du Comité Indépendant de la Finance Islamique en Europe et responsable des relations publiques avec les traditions musulmanes à Artisans de paix
  • Dr Karim Ifrak, islamologue et codicologue au CNRS
  • Ayoub Jeljeli, jeune imam de la Mosquée Al Fatih (Paris 10e)

Discutant : Michel Serfaty, président-fondateur des Amitiés Judéo-Musulmanes de France.

PAF : 5€.

“Sauver Auschwitz ?”

Un documentaire de  Jonathan Hayoun et de Judith Cohen-Solal

Gestation et indigestion du Disneyland de l’horreur

Critique analytique

par  Thiebauld Chevalier

Sous l’écume de la simplicité, la profondeur du questionnement

Autant le dire d’emblée :“Sauver Auschwitz ?” est un documentaire risqué, hardi, multidimensionnel.

Son titre même en porte le sceau : derrière l’illusion de la simplicité se cache, discret mais capital,  un point d’interrogation.

“Sauver Auschwitz”, oui mais lequel ? A quel prix ? Comment en est-on arrivé à un point d’absurdité tel que les habitants locaux cultivent leur lopin de terre comme si de rien n’était, côtoient les bus de touristes venus cocher pour une large part leur checklist une part de pizza à la main ?

-  “Allez,  Auschwitz -Treblinka, c’est fait”

Las. Tristesse d’une banalisation outrancière encouragée par des vendeurs à la sauvette venus faire leur beurre sur les ossements et la poussière d’1,1 million de cadavres, dont 90% de juifs.

Bien loin de l’énième docu pedagogo ou même d’un Nocommentary aride  et hélas incapable, le plus souvent, de trouver son public, Jonathan Hayoun et Judith Cohen-Solal signent avec une finesse didactique rare, une réflexion d’une profondeur abyssale mais accessible ; filmée comme sur la pointe des pieds avec un fil d’Ariane historique, sociologique, et politique.

Le jeu des niveaux de lecture, le choix d’images d’archives lourdes de sens montées au cordeau et de témoignages font de mots, d’images puissantes, des lames – de forme comme de fond.

Et il y a en sus chez le réalisateur cette détermination indéfectible proche de ceux qui, humbles et patients, pratiquent l’axiome Augustinien : Cherchons comme cherchent ceux qui doivent trouver et trouvons comme trouvent ceux qui doivent chercher encore.

I/ L’instrumentalisation politique de la mémoire du génocide sur plusieurs fronts et plusieurs générations

“Sauver Auschwitz ?” peut se comprendre sous la forme d un anti-guide touristique : il déboussole parfois le spectateur mais garde, intact, le cap, la distance, la neutralité. Malgré tout…

Son personnage principal ? Le lieu de mémoire, proie et objet de la récupération par de multiples instances tutélaires qui chacune met en péril non seulement la nécessaire puissance mémorielle brute due au site (reconstruit de toutes pièces pour certains segments comme s’il s’agissait de véritables attractions touristiques – Un Disneyland de l’horreur, disions-nous, mais dont les attractions ont pour conséquences de fissurer la solennité du lieu.

Si l’on devait donner une image, Jonathan Hayoun et Judith Cohen-Solal nous transmettent avec une précision chirurgicale, la trajectoire d’Auschwitz comme celle d’un enfant abandonné, récupéré, utilisé, ballotté entre  des familles plus cruelles les unes que les autres.  Une poussière d’étoile jaune.

Imaginez simplement une enfant dont l’unique but de la famille d’accueil serait de récolter l’allocation et de la laisser seule, en situation de détresse – ou pire, abusée.

> Abusée d’abord par le premier ministre polonais qui se sert lors du 20ème anniversaire de la libération d’Auschwitz comme de promontoire d’une alliance du trône (le gouvernement Polonais)  et de l’autel (l’idéologie Stalinienne du bloc de l’Est). En résulte la muséification, la glorification et surtout la légitimation du camp de la mort comme symbole d’un martyr polonais aux chiffres falsifiés : quatre soit-disant millions de Polonais assassinés, chiffre scandaleusement erroné, à dessein.

“Bienvenue dans la fabuleuse ville nouvelle d’Auschwicin – “ville d’accueil en Yiddish”.

Un Wonderland aussi festif que glauque qui sert de moteur économique et se nourrit des charniers ignorés, à quelques pas de là.

II. La vulgate négationniste des années soixante

> Abusée, encore une fois et sans doute pour le pire dans les années soixante : un certain Faurisson fait litière des témoins oculaires dont la volonté est de semer le doute sur le génocide en faisant  engager un ingénieur fantoche pour nier l’existence de l’extermination même.

> Abusée,  encore et toujours semble t-il , par la maladresse de l’ecclesia catholique :

plus subtil, le pape donne à la faveur de sa visite à  en 1985  une gifle  puissante mais sereine à l’horreur représentée par les camps de la mort  en invoquant le cas d’Edith Stein – juive convertie au catholicisme, qui devient alors dans la bouche de Jean Paul II “une sainte catholique martyrisée comme Juive”. Bienveillante, cette visite, vraiment ?

Elle rassemble l’immense majorité des Polonais, très pieux, et opère le transfert de façon assez malsaine le  martyr judéo-polonais vers un martyr Cristiano-Judaïque.

Sincérité d’un Pape empathique et compatissant, ou bien  instrumentalisation subreptice de la Shoah et des camps de la mort pour donner une nouvelle énergie évangélique à la Pologne et favoriser l’installation de foyers de  moniales Carmélites ?

III. De la banalisation de l’horreur au Disneyworld de la honte

> Abusée enfin, et c’est sans doute le plus grave,  par la banalisation du lieu de mémoire et l’omerta préfectorale régnante, qui comme l’explique Richard Prasquier : les habitants d’Auschwitz ont reconstruit leurs maisons sur des caveaux, désinformés semble t-il par la mairie sur l’importance et l’histoire du lieu semble t-il, sans compter les deux millions de snackytourists et le business des parkings afférents, dont la problématique nous est plus familière.

Alors voilà : que reste t il d’Auschwitz, le vrai ?

Trois stèles en mémoire des gazages seulement et un vague terrain.

C’est un premier voisin  qui dit ne pas savoir ce qu’il s’est passé ici. On pense ici au “Je n’ai rien vu à Hiroshima, rien” Durassien. Et d’ajouter benoîtement “C’est bien desservi niveau transport”, qui laisse le spectateur pantois.

Puis un second voisin qui tantôt affirme qu’il serait parti s’il avait sû. Il paraît sincère.

C’est grâce à des Richard Prasquier, des Marcello Pezzetti, des Serge Klarsfeld, des Cohen-Solal (Judith comme Henri), à des Annette Wieviorka, des Jonathan Hayoun que le site saura retrouver peu à peu son intégrité.

“Sauver Auschwitz ?” fait véritablement preuve de courage documentaire : sa vaillance sait mettre son militantisme de côté pour lui préférer la force factuelle brute, mais également interprétative, celle de témoins oculaires, celle d’inconnus, parfois, aussi.

La lutte acharnée, minutieuse et quotidienne du réalisateur et de sa co-auteur contre la banalisation de l’horreur s’y perçoit à chaque instant, mais courroucée d’humilité.

Et puis il y a, bien heureusement, l’immense Marceline Loridan : elle témoigne avec une dignité naturelle de l’absurdité de la muséification et des conséquences d’Auschwitz sur ceux qui l’ont subi :

- ´´Moi ? Payer pour rentrer dans Auschwitz ? C’est chez moi ´´

Le témoignage de cette dame, dont la légitimité le dispute à l’élégance a visiblement touché le réalisateur d’une empreinte indélébile.

Auschwitz-Birkenau ne peut pas être “un raccourci” (sic) qui mène à l’autoroute.
Patiné d’histoire tragiques et de vécu, le coeur lourd d’Auschwitz-Birkenau bat toujours dans ce documentaire passionnant, passionné et résulte de l’optimisme combatif d’auteurs dont le travail fera, sans le moindre doute, date

Le christianisme devrait-il se réformer ? L’interreligieux pourrait-il aider ?

Dimanche 12 février 2017 à 17h

« Semper reformanda », « toujours se réformer »,  disaient les théologiens protestants van Lodenstein au XVIIe et Karl Bath en 1947, repris plus récemment par les papes Paul VI et François.

La réforme concerne-elle la doctrine ou bien plutôt la « pastorale » ? En quoi les dimensions historique, géographique et peut-être d’autres, sont-elles importantes à prendre en compte ?

Le mot réforme est-il celui qui convient ? Serait-il préférable de parler d’aggionamento, de renouveau, … ?

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« Une philosophie à l’épreuve de la paix : penser le conflit israélo-palestinien »

A l’occasion de la parution du livre collectif : « Une philosophie à l’épreuve de la paix : penser le conflit israélo-palestinien »
sous la direction de Lucy Nusseibeh, Aline Alterman et Henri Cohen-Solal,

nous vous avons invité à un dialogue à propos du conflit israélo-palestinien :
- entre Judaïsme et Islam
- entre langue hébreue et langue arabe
- entre Henri Cohen-Solal et Khaled Roumo*

Le débat sera présenté et animé par Aline Alterman, Philosophe et Marc Lebret, Animateur de Carrefour des mondes et des cultures

le jeudi 15 septembre à 20h30
accueil – « verre de la fraternité » à partir de 20h

Le dialogue a été suivi d’une dédicace du livre et du « verre de l’amitié » (après le débat, en se connaissant un peu plus, la fraternité peut en effet se muer en amitié :-)

Henri Cohen-Solal est psychanalyste, éducateur, fondateur de Beit-Ham et directeur du Collège Doctoral Paris-Jérusalem
Khaled Roumo est islamologue, essayiste et poète. Il est l’auteur de « Le Coran déchiffré selon l’amour »

PAF : 5€

Marc Lebret

Conférence-débat « Penser la paix, penser l’impossible ? – le conflit israélo-palestinien »

A l’occasion de la parution du dernier numéro de la revue Lignes

Conférence-débat avec des auteurs de la revue

lundi 30 mars 2015 à 20h30

(accueil à partir de 20h)

A Carrefour des Mondes et des cultures
19 rue Trousseau, 75011 Paris (métro Ledru Rollin ou Charonne)

La Conférence-débat sera suivie d’un verre de l’amitié

avec les auteurs : Aline Alterman (philosophe), Edgar Laloum (éducateur-formateur franco-israélien), Daniel Verba (sociologue)
(Ultérieurement : par liaison vidéo avec Jerusalem : Denis Charbit (politologue, Israël), Henri Cohen-Solal (éducateur, psychanalyste) et Lucy Nusseibeh (philosophe, Palestine).)
Débat animé par Marc Lebret, Carrefour des mondes et des cultures.
« Nous avons choisi de nous tenir hors du  champ des jugements à l’emporte-pièce, et si possible de développer quelque croyance dans la non-violence, l’écoute, la reconnaissance et le respect mutuels. Ce recueil de textes d’intellectuels si éloignés les uns des autres, marquant chacun sa différence, en témoignent » Henri Cohen-Solal

Inscription indispensable par mail à marc.lebret@icloud.com. L’accès ne peut être assuré aux personnes non inscrites.

Chrétiens et Musulmans ensemble avec Marie

samedi 21 mars à partir 15h à la basilique de Longpont (91)

« Chrétiens et Musulmans avec Marie » samedi 21 mars à 15h à la basilique de Longpont (91)
A partir de 13h : déjeuner sur place tiré du sac, rencontres conviviales, ateliers pour les enfants.
Accès : RER C Sainte Geneviève des Bois, puis navette mise en place.

Etude juive au féminin

le dimanche 15 mars 14h à Paris 9e

Chère Madame , chère amie ,

Je me permets de vous adresser l’affiche concernant l’après-midi d’étude du dimanche 15 Mars 2015, que nous avions programmé de longue date. Sur la prière, et en particulier sur « les préliminaires de la Tephila du matin ».

Nous espérons vivement que cet après-midi d’étude animée pas Madame Tamar Schwartz, enseignante dans notre Maison d’étude, femme de grande érudition et de haute spiritualité, sera un moment d’étude, de prière, de ferveur, d’unité et d’espoir, et que nous nous y retrouverons nombreuses .

Avec mes souhaits bien cordiaux de chabat Chalom,

Etude juive au féminin

Spectacle Pierre et Mohammed : quel dialogue entre un chrétien et un musulman ?

le vendredi 6 mars à 20h30

Nous vous invitons à venir voir le spectacle Pierre et Mohammed
en l’église Sainte Marie aux fleurs 20 rue d’Alsace Lorraine à Saint Maur des Fossés.

Comptant sur votre présence,

Pierre et Mohamed


Rencontre avec Jules Isaac

le Jeudi 5 Mars à 18h15

Nous vous invitons, à rencontrer Jules Isaac dans le regard de Bruno Charmet.

Jules Isaac (1877-1963) est l’un des fondateurs de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France. Bruno Charmet en est l’actuel directeur.

Jules Isaac, par son travail novateur, a rendu possible le nouveau regard de l’Eglise sur le peuple juif après la Shoah. Bruno Charmet poursuit ce sillon avec profondeur et délicatesse. En les rencontrant, l’un grâce à l’autre, nous irons à la source de ces retrouvailles des « deux peuples de l’Alliance » qui marque l’entrée de l’Eglise dans la modernité.

Bruno Charmet présente Jules Isaac

Bienvenue !
Carrefour des mondes et des cultures a pour objet de développer le dialogue interculturel. L'association soutient tout particulièrement des projets israélo-palestiniens. Elle relaie les initiatives interculturelles prises à Paris, qu'elles soient laïques ou interreligieuses.
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